Gîtes de reproduction et de repos

gites de reproduction des loutres

Découvrez les gîtes de repos des loutres.

Pour se reposer ou mettre bas, la loutre choisit les cavités naturelles d’une berge de rivière ou les tronc d’arbres creux. Mais elle occupe aussi les terriers abandonnés, fréquemment ceux de lapins. Leur utilisation varie selon les déplacements et les saisons. 

Ces gîtes appelés des catiches, par rapport au vieux français se câtir qui signifiait se cacher.

Continuer la lecture de « Gîtes de reproduction et de repos »

Habitats et refuges de la Loutre

refuge loutre

Habitats  des loutres

Dans sa catégorie de mammifère semi-aquatique, la loutre est un carnivore ubiquiste et opportuniste. Ce qui signifie que, dans des conditions de vie optimale , elle peut , en fonction des facteurs climatiques et environnementaux; fréquenter tous les milieux aquatique et palustres. Pourvu qu’elle puisse y trouver de la nourriture en suffisance et des zones de quiétude pour ses gîtes de repos et son refuge. Afin de faciliter sa reproduction son lieu de refuge est déterminant. (voir plus sur la reproduction des loutresContinuer la lecture de « Habitats et refuges de la Loutre »

La reconquête des loutres

la reconquête des loutres
  • L’expansion géographique des populations

La reconquête des loutres commence par la  frange atlantique et le Massif central ; sont même probablement entrés en contact dans le sud de la région Poitou-Charentes . Ces populations disjointes depuis les années soixante , ne devraient plus ne former bientôt qu’un seul et même ensemble.

 L’espèce a déja réoccupé de vastes territoires : de l’Allier,de la Haute-Loire,de la Truyère, de la Dordogne, du Lot, du Tarn , de l’Aveyron, de l’Ardèche , de la Creuse , de la Vienne , de la Gartempe , de la Sioule. Cette reconquête touche aussi bien les bassins de la Loire, de la Charente ou de la Garonne que celui du Rhône. Dans le bassin du Rhône également , la recolonisation est discrète mais manifeste , principalement en Ardèche  et en Lozère. La loutre semble fréquenter l’Ardèche quasiment jusqu’à sa jonction avec le Rhône. Plus au sud , des indices de présence ont été récemment retrouvés à la confluence de la Drôme et du Rhône . Il n’est donc pas utopique de penser que l’espèce pourrait continuer sa progression dans le bassin rhodanien et recoloniser les fleuves et les marais méditerranéens.

  • Le comportement de reconquête des loutres

La reconquête des loutres impose une présence d’eau vitale à la loutre, non seulement pour ses besoins alimentaires mais également pour des raisons de sécurité. Son gîte diurne et ses catiches sont quasiment toujours à proximité immédiate de la rive. Cependant , elle peut quitter le ruisseau ou la rivière pour gagner de étangs isolés ; parcourir plusieurs kilomètres entre les sources de deux têtes de bassin versant . Ainsi , dans le Massif central , a-t-on pu observer des individus , dérangés de leur refuges, à plus de dix kilomètres de tout les cours d’eau , à mi-chemin entre les deux bassins versants.

  • L’ exode de la loutre

En règle générale, la loutre adulte effectue ses déplacements à l’intérieur de ses cantonnements et n’entreprend pas de migration. Lorsque les sub-adultes en phase d’émancipation quittent le territoire maternel à la recherche d’espaces disponibles ; ils restent plutôt à proximité de leur domaine natal. Cependant , quand l’ensemble  des milieux disponibles d’une région est occupé, les individus pré-reproducteurs , boutés par les adultes résidentiel , peuvent effectuer de longs périples , à la recherche de territoires libres, de nourriture ou de partenaires.

En général , ce type de comportement d’exode est présent dans le cas d’expansion géographique ; quand la densité de population est forte et en progression constante ; que la pression de voisinage au sein de la population est importante. Lors de ce phénomène d’émigration , la loutre parcourt de grandes distances , même en dehors de ses corridors préférentiels ; rares sont alors les obstacles constituant une barrière écologique . Ainsi , des loutres  observée en mer , entre l’ Ecosse et l’île de Mull , près de 4km des côtes. De la même manière , des adultes débusqués à plusieurs reprises par des habitants de Veyreau , sur le Causse Noir ; à mi -chemin entre la vallée de la Jonte et la Vallée de la Dourbie.

Augmentation des effectifs, degré d’occupation de l’espace important, grande capacité de dispersion de l’espèce ; ce sont probablement ces raisons qui expliquent le succès de la recolonisation actuellement en cours.

A voir également :