Gîtes de reproduction et de repos

Découvrez les gîtes de repos des loutres.

Pour se reposer ou mettre bas, la loutre choisit les cavités naturelles d’une berge de rivière ou les tronc d’arbres creux. Mais elle occupe aussi les terriers abandonnés, fréquemment ceux de lapins. Leur utilisation varie selon les déplacements et les saisons. 

Ces gîtes appelés des catiches, par rapport au vieux français se câtir qui signifiait se cacher.

La loutre adapte ses gîtes au milieu de vie. Ainsi, dans les étangs et les marais, elle installe sa litière au milieu d’une roselière, sur des touffes de roseaux et de joncs.

 Elle occupe des hutes de rat musqué, une de ses proies, et y met bas. Ou bien elle s’installe aussi dans les galeries qu’il creuse dans les berges ou dans celles du ragondin. La loutre aménage sa tanière et ses gîtes au milieu des racines peu serrées des chênes, saules, frênes ou érables avec la chambre qui est située au dessus du niveau de l’eau.

Une cheminée d’aération relie la chambre à la surface. Ils’en dégage une odeur nauséabonde due aux restes de poisson pourri (voir l’alimentation des loutres). Parfois, une pièce contiguë sert de toilettes pour y déposer les excréments. L’entrès sous l’eau est généralement introuvable. Elle mène directement à la chambre.

Les gîtes, un lieu d’accouplement 

C’est là généralement , que la loutre met bas deux ou trois loutrons, deux mois après l’accouplement qui a lieu à n’importe que moment de l’année. Ces loutrons, à la fine fourrure gris pâle, ne sont guère plus gros qu’une souris et pèsent environ 60 grammes.

À l’age de sept semaines, les jeunes sortent pour la première fois à l’aire libre et commencent l’apprentissage des techniques de chasse et de pêche, aidés par leur mère. au bout de quatre mois les jeunes sont sevrés  et suivent leur mère dans ses déplacements.

Les crues subites, obligent la loutre à déménager et de mettre ses petits en lieu sûr. À 8 ou 9 mois, les relations familiales devient difficiles : c’est la séparation. Les loutrons quittent leurs mère et se lancent à la découverte d’un nouveau territoire. Et ce n’est qu’à l’âge de deux ou trois ans qu’ils peuvent enfin procréer à leur tour. Cette procréation lente de la loutre explique en partie la rareté de l’espèce.  

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