La vie en société des loutres

Découvrez la vie en société des loutres, car le comportement social de la loutre varie d’une espèce à l’autre. 

La loutre  eurasiatique est plutôt solitaire. Mâles et femelles se retrouvent à la saison des amours, mais mènent des vie séparées le reste de l’année. Aucun lien durable ne les unit, et lorsqu’ils sont ensemble, c’est toujours le male qui domine. Au contraire, les loutre du Cap sont fidèles pour la vie, et le mâles participe à l’élevage des petits. Cette espèce géante à pelage lisse et griffes courtes vit en communauté, des liens puissants unissant les couples parfois dominés par la femelle. Chez les loutres de mer, mâles et femelles se séparent sitôt après l’accouplement.

Qu’elles vivent seules ou en famille, toutes les loutres revendiquent un territoire. Elles le marquent avec leur urine ou des déjections appelées épreintes, qu’elles laissent en général sur des points de repère saillants et de couleur claire, comme un rocher ou une souche. l’odeur prévient les autres loutres que le lieu est occupé et sur permet sans doute aussi de déterminer l’âge, le sexe ainsi que l’état sexuel du propriétaire. Les sécrétions de deux glandes à musc à la base de sa queue sont la signature de chaque mustélidé. La loutre de mer a plus de mal à définir ainsi son territoire, car elle vient rarement sur terre.

La loutre est facétieuse. On a longtemps cru que seuls les animaux en captivité avaient le temps de jouer puisqu’ils n’avaient pas à trouver sa nourriture. Mais depuis peu, les chercheurs ont montré que l’efficacité de la loutre en matière de chasse lui donne tout loisir de dormir, de s’occuper de sa toilette ou de se distraire. L’un des ses jeux préférés est de se laisser glisser du haut des berges boueuses ou enneigées. Ces ébats resserrent les liens dans les couples, tonifient les muscles des petits et renforcent leur adresse.

La communication en société des loutres

Les différents groupes de mustélidés se distinguent par leurs cris. Les loutres émettent des cris haut perchés et des trilles. Sur une distance plus grandes, ils s’interpellent par un cri bref et strident qui peut être entendu à prés de 2 kilomètres à la ronde.  D’autres espèces communiquent de loin par une sorte d’aboiement nasal, et de plus près, par un ronronnement. Toutes les loutres grognent sous la menace et soufflent de surprise. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *