La loutre, un carnivore aquatique

Découvrez la loutre, un carnivore aquatique…

 

Super-prédateur adapté à la nage, la loutre puise l’essentiel de ses proies dans le milieu aquatique et ses marges. Carnivore toujours actif, la loutre consomme de 12 à 15% de son poids par jour, soit de 850 g à 1200 g de nourriture. Dans la nature, les femelles loutres allaitantes peuvent meme consommer quotidiennement jusqu’à 28% de leur poids, pendant de courtes périodes.

L’étude du régime alimentaire s’effectue soit par l’analyse des contenus stomacaux des loutres mortes trouvées dans la nature soit; le plus souvent, à partir de l’analyse des épreintes récoltées sur le terrain. Le résultat des recherches aboutit à la meme conclusion.

La loutre adapte son régime alimentaire au peuplement piscicole des milieux qu’elle fréquente. La loutre consomme la grande majorité des espèces de poissons en proportions variables. Et l’animal complète son menu avec d’autres proies, comme les amphibiens, les crustacés, les oiseaux, les reptiles, les petits mammifères, les mollusques ou; même parfois, certains petits invertébrés aquatiques et terrestres (hydrophiles, dytiques, vers de terre et limaces)

Un carnivore aquatique…

Dans tous les milieux que la loutre fréquente, elle se nourrit donc avant tout de poissons; en particulier des espèces les plus abondantes et les plus faciles à capturer. Dans la majorité des cas étudiés, elle exploite une ou deux espèces-proies principales qui constituent la base de son régime alimentaire; elles sont en quelque sorte les espèces-fourrage. Dans les ruisseaux caillouteux à courant rapide et aux eaux claires; peuvent être le chabot et la truite, et, dans les rivières lentes, colonisées par les plantes aquatiques, l’anguille et le gardon. De la meme manière, dans les lacs et les étangs; elle tire profit des espèces lacustres ou des espèces favorisées par l’Homme. Là encore, ce sont les cyprinidés ou poissons blanc, les perches, voire les truites arc-en-ciel qui constituent la base de son alimentation.

Alimentation et habitat…

Selon les habitats et les types de milieux aquatiques, d’autres proies, dites  »complémentaires », viennent enrichir l’alimentation; il peut s’agir d’autres poissons, moins abondants en nombre comme le brochet, le carassin, le barbeau ou des espèces de tailles plus modestes; comme l’épinoche, la loche, le vairon, le gambuise ou le pseudorasbora.

D’autres proies, telles les grenouilles, les oiseaux d’eau ou les écrevisses; peuvent constituer localement un apport de nourriture saisonnier non négligeable. Au printemps et en été, les amphibiens paient un lourd tribut aux loutres car ils sont concentrés dans les frayères, peu mobiles et donc très vulnérables.  

 

Le régime  alimentaire de la loutre varie également en fonction de l’âge des loutres. Au début de leur émancipation, les jeunes individus s’alimentent de proies lentes, vivant au Bird des berges ou sur les fonds caillouteux, comme les petites espèces de poissons (épinoches, perches soleil, goujons, loches, chabots…) ou les alevins de grandes espèces (jeunes tranches, brochetons, carpillons, anguillettes,…)

 

En Écosse, sur les cotes marines, les jeunes loutres exploitent essentiellement les estrans rocheux et les placiers d’algues où elles pêchent de petits poissons; comme les gobies, les blennies, les gonelles, les jeunes anguilles, mais c’est avant tout les crabes (dormeurs, étrilles, crabes verts…); qui sont prélevés car ils sont charnus, abondants, et moins mobiles que les épinoches et autres scorpions de mer. Pendant les premiers mois de leur vie autonome, les jeunes loutres; qui n’ont pas encore acquis la bonne technique pour capturer les crabes et éviter les blessures des pinces; portent de nombreuses cicatrices à la truffes qui, au lieu d’avoir la couleur noir habituelle, devient entièrement rose chair.

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